
Paru dimanche 6 décembre 2009 à 14:00
Régionales
PCF : Alain Bolla tête de liste varoise
Sans surprise, ils ont dit oui au Front de gauche. Lors de la consultation organisée dans leurs rangs, les communistes varois se sont prononcés à 84,6 % pour une liste de Front de gauche. Avec un taux de participation de 63 %, les communistes ont également désigné Jean-Marc Coppola, tête de liste pour la région et Alain Bolla, secrétaire départemental, chef de file pour le Var. Le Varois a obtenu 85 % des suffrages exprimés. Par ailleurs, la fédération varoise lance un appel « à tous les communistes et, au-delà, à ceux qui souhaitent de profonds changements, à élargir le Front de gauche. Et à s'engager dans une campagne offensive pour faire gagner la gauche à gauche, sans aucune alliance avec le Modem et empêcher que la droite fasse main basse sur la Région. » Depuis que la gauche a gagné la région Paca, c'est la première fois que les communistes partent en autonomes au premier tour. Pas tous les communistes : Joël Canapa, conseiller régional sortant, a fait savoir qu'il restait, lui, engagé auprès de Michel Vauzelle, président sortant (PS).
Ligue du Sud : Dominique Michel reprend du service
De son propre aveu, Dominique Michel avait choisi de « lever un peu le pied en politique ». Le revoilà aux côtés de Jacques Bompard, pour mener la liste Ligue du sud dans le Var. Il a commencé sa carrière politique au côté de Jean-Marie le Chevalier, maire FN de Toulon. À cette époque, Dominique Michel, qui était son adjoint, est l'un des rares membres du Front national à être élu conseiller général. C'était dans le centre-ville de Toulon. Puis il quitte le FN pour s'engager aux côtés de Bruno Mégret et du MNR. Dont il sera exclu pour avoir tenté un rapprochement politique par le préfet Jean-Charles Marchiani. Dominique Michel crée alors les Droites toulonnaises, bannière sous laquelle il se présente aux municipales toulonnaises en 2001. Sans grand succès. Aujourd'hui, il reprend du service « convaincu par le travail concret effectué par Jacques Bompard dans sa ville d'Orange ».
PS
Un gros oui...
Après les cadres du parti, c'était au tour des militants socialistes de se prononcer sur la liste varoise pour les régionales. Jeudi soir, ils ont largement approuvé celle qui leur était proposée. Avec à sa tête Robert Alfonsi, suivi de Mireille Peirano et de Marc Vuillemot, 82 % des militants varois qui se sont exprimés ont dit un gros « oui ». À la hauteur de celui lancé à Michel Vauzelle au niveau régional. « Depuis 1986, date de la première élection régionale, nous n'avions pas atteint un tel consensus des militants varois autour d'une liste, se réjouit Mireille Peirano, première secrétaire fédérale du Var. La confiance que nous accordent les militants renforce la détermination de cette équipe, qui dès aujourd'hui, va partir en campagne derrière Michel Vauzelle. »
...un gros bof...
Certains cadres socialistes ne partagent pas cet enthousiasme. S'ils ne contestent pas le vote, ils s'interrogent tout de même sur le taux de participation. « Sur 2016 militants inscrits, seuls 854 ont voté, constatent-ils. Avec 841 voix exprimées et 13 blancs, ça fait un taux de participation de 42 %...» Et de rester légèrement « baba » devant les scores de certaines sections, où tous les militants qui se sont déplacés ont voté oui.
...et un point d'interrogation
La liste approuvée largement par les militants socialistes semble avoir l'immense avantage de représenter, avec les cinq premiers noms, les principaux courants du parti. Mais quelles places seront attribuées à ceux qui, dans nos colonnes, se sont présentés comme les alliés de Michel Vauzelle ? On pense notamment au communiste Joël Canapa et au chevènementiste Alain Jaubert. En seront-ils et surtout seront-ils « bien » placés ? La question devient plus lancinante depuis qu'Hubert Falco a décidé de conduire la liste de la droite. Face à la locomotive de l'UMP, la gauche varoise parviendra-t-elle à conserver le même nombre d'élus à la région ?
Visite de Nicolas Sarkozy en coulisses
La déclaration
Ceux qui ont assisté à la réunion à huis clos réservée aux militants de l'UMP à La Valette l'ont constaté : entre le président de la République et le maire de Toulon, c'est à nouveau comme au premier jour. Oublié, le passé. « Nicolas Sarkozy s'est montré chaleureux et même affectueux envers Hubert Falco », a constaté un témoin qui a accompagné les deux hommes. « Hubert Falco aime Toulon et Toulon l'aime » a déclaré le Président aux militants. Lesquels ont ajouté : « Nous, on l'adore ». « Moi aussi » a conclu le Président. Ce qui est dit est dit...
Parole libre
Ces mêmes militants, invités à la salle Couros à La Valette le jour de la visite présidentielle, ont chèrement gagné leur place et le droit d'écouter le Président. Qu'on en juge : arrivés à 10 h 30, ils ont patienté debout plus de deux heures pour voir Nicolas Sarkozy, qui avait pris du retard lors de sa visite à La Seyne. « C'est sûr, on ne ferait pas ça pour n'importe qui ! » a commenté à la sortie de la salle, Florian, 18 ans, l'un des benjamins de l'assemblée. « Sans la présence des journalistes, le président n'a pas eu besoin de prendre de précautions oratoires pour faire passer ses messages », a souligné, complètement conquis, un autre militant. Ah bon, parce que d'habitude, le Président se censure ?
Le NPA s'est senti bien seul
« Mais pourquoi étions-nous aussi peu nombreux ? », s'interrogent les militants du NPA, le parti d'Olivier Besancenot. Seule une cinquantaine de personnes était présente à La Seyne le jour de la venue de Nicolas Sarkozy pour manifester contre la politique gouvernementale. « Dans une ville en état de siège, au moyen de contrôles d'identité et d'intimidations, on peut dire que la police n'a pas chômé pour offrir au président une ville nettoyée et soumise. » Bon, en même temps, elle n'a pas eu trop mal... Car le NPA regrette que « les partis de gauche (PC, PS, et Verts) n'aient pas voulu s'associer à un quelconque rassemblement. Et il est incompréhensible que les syndicats CGT et FO n'aient pas profité de l'occasion pour mobiliser leurs salariés. » Seules les organisations MJS, MJC, le SNUipp et, donc, NPA étaient présentes. « La mobilisation n'a pas été à la hauteur de ce que nous pouvions attendre. » La prochaine fois, peut-être...
TPM
Une circulaire qui circule
Elle a mis un peu de temps pour leur parvenir, mais ils ne l'ont pas ratée. Une circulaire interne à TPM (Toulon-Provence-Méditerranée), datée du 27 octobre dernier, a fait les délices de l'extrême droite. Vendredi dernier, c'était l'Aïd-El-Kebir, grande fête musulmane. À cette occasion, Hubert Falco, en tant que président de TPM, a signé « conformément aux préconisations du ministère de la Fonction publique », une note de service. Laquelle stipule que « des autorisations d'absence pourront être accordées aux agents de confession musulmane qui en feront expressément la demande. » Jean-Marie Le Pen, tête de liste aux régionales pour le Front national, s'interroge : « TPM veut-il dire Tout Pour les Musulmans ? M. Falco applique en l'espèce une scandaleuse discrimination au bénéfice des seuls musulmans. » Pour le MNR (Bruno Mégret), « Hubert Falco privilégie le communautarisme et bafoue la laïcité. » Et les deux frères ennemis de se référer, chacun de leur côté, comme un seul homme, au débat en cours sur l'identité nationale... Cela non plus, ils n'allaient pas le rater.
Hyères
Clash entre le maire et son premier adjoint
Un petit séisme a secoué cette semaine la mairie d'Hyères. Au coeur de la polémique, le bulletin municipal placé sous la responsabilité directe du jeune conseiller municipal délégué à l'information, Laurent Cunéo. Une nouvelle fois déçu par la « Une de supermarché » de l'édition de décembre, le 1er adjoint, François Carrassan, n'a pas hésité à fustiger cette publication dans un courrier au vitriol qu'il a adressé, non seulement à ses collègues élus, mais à l'ensemble des services municipaux. Ce coup de l'arrosoir a eu le don d'irriter le maire au plus haut point. À son tour, Jacques Politi s'est aussitôt fendu d'une réponse sévère à l'encontre de son adjoint, lui intimant, entre autres, de bien vouloir rester à sa place, sous peine de faire l'objet « des mesures qui s'imposent »... comprenez, de se voir retirer ses délégations. Depuis, une réunion d'apaisement a permis aux deux hommes de s'expliquer. Quant au journal municipal, il aura droit à une nouvelle mouture dès 2010.
par Mireille Martin (mmartin@varmatin.com) et avec la participation de nos agences locales
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