L'avion de Sarkozy s'est finalement posé à Manama, où l'ex dictateur a retrouvé Ben Ali (Reuters)
Dépêche AFP du 15 janvier 2011
"C'est avec une stupéfaction mêlée d'une joie indicible que le peuple français a appris sur TF1 le départ précipité du Président Nicolas Sarkozy dans un avion privé prêté par Vincent
Bolloré. On est sans nouvelles précises pour le moment de l'ex-autocrate hystérique qui tournerait en rond quelque part autour de la Méditerranée vu que même Kadhafi aurait
catégoriquement refusé qu'il trouve refuge sur le sol libyen. "Qu'il se demerde", aurait ricané le chef de Tripoli en enfouissant la tête entre le seins d'une de ses gardes du corps, fin de
citation.
Les évènements semblent donc s'être précipité depuis hier, quand Nicolas Sarkozy était apparu à la télévision pour affirmer que des législatives anticipées auraient lieu afin de tenter de calmer
les manifestations virulentes de la population française qui exigeait son départ. Depuis un mois, le pays connaissait une très forte agitation sociale et politique ainsi que de violentes émeutes
allant jusqu'au affrontement avec les forces de l'ordre. À Paris, le siège du parti au pouvoir avait été littéralement mis à sac par des manifestants très très énervés qui avaient ensuite brûlé
symboliquement le Fouquet's, perçu comme "l'épicentre d'où est parti toute la dépravation de ce pouvoir", dixit un jeune manifestant, fin de citation. On se souvient également de ces images
terribles qui ont fait le tour du monde, quand Alain Minc et Jacques Attali avaient été brutalement pris à partie par la foule déchaînée et n'avaient évité le lynchage que grâce à Ségolène Royal
qui passait par là. "Mais enfin, il sont de gauche, quoi !" avait hurlé la folle du Poitou avant elle aussi de s'enfuir sous une pluie de briques. Depuis la fuite de Nicolas Sarkozy, aucun
dirigeant socialiste ne s'est d'ailleurs manifesté, une source anonyme indiquant que rue de Solférino, je cite : "ils sont comme des cons devant la soudaineté de la chose et se bouffent le nez
pour savoir quoi faire", fin de citation. Pour l'anecdote, Manuel Valls se serait lui aussi exilé "par solidarité avec le Président" et tenterait en ce moment de gagner l'Algérie à la nage.
Tous les analystes s'accordent à dire que le point de départ des troubles ont été les images de la répression d'une manifestation de chômeurs chargés par les CRS, images qui ont mis le
feu au vase qui a débordé. Aussitôt, la population française était entrée en insurrection contre un pouvoir honni et corrompu, et on a même vu le spectacle stupéfiant de militaires fraternisant
avec les manifestants, le général de corps d'armée Louis-Aymeric De La Mouille ayant exprimé avec son franc-parlé habituel que, je cite "Même nous on en a marre et archi-marre de ce sale nabot et
que Dieu me foudroie mais je préfère encore des communistes qui sont des gens très bien élevés à ce gouvernement de clampins. Sus ! Montjoie, bordel !" ,fin de citation. Pour soutenir les
grévistes, la rédaction entière de l'hebdomadaire Marianne s'était immolée par le feu devant le siège du Modem sans qu'on comprenne très bien pourquoi, geste qui d'ailleurs était passé
relativement inaperçu.
Les interventions de Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie n'ont rien fait non plus à ce moment pour calmer les esprits déjà très échauffés : tous deux ayant exprimé qu'il fallait "rentrer à la
maison dare-dare les feignasses d'assistés, parce que sinon ça va chier", ils avaient été démissionés dans la journée mais le mal était fait et les manifestations ont redoublées. On est
actuellement sans nouvelles des deux ex-ministres, même si des rumeurs font état d'une demande d'asile politique au Kazakhstan.
La communauté internationale a bien évidemment vivement réagi devant les évènements, et le gouvernement colombien a spontanément proposé à son homologue français de lui envoyer des escadrons de
la mort afin de mater cruellement l'insurrection, avant de se rétracter devant le tollé. Barack Obama s'est dit "préoccupé et attentif, dans le respect des libertés civiles, même si en même temps
bon, pour avoir rencontré l'autre pénible, je vous comprends un peu, les froggies", fin de citation. Le président Chavèz quant à lui a exprimé son soutien indéfectible au peuple français et a
terminé son message de soutien hilare face caméra, les deux pouces levés. La Chine a déclarée quant à elle qu'elle était prête a racheter tout ce qui était rachetable, au cas où.
C'est bel et bien une journée historique que vient de connaître la France en éjectant son président qui faisait encore il y a peu le gros fier-à-bras tout ça pour se barrer la queue entre les
jambes, déclenchant une immense liesse populaire qui n'occulte cependant par les problèmes à venir. En effet, l'extrême-droite a été singulièrement discrète durant les évènements mais on peut
craindre qu'elle ne mette à profit la vacance du pouvoir pour renforcer son influence. Il serait tragique de ce point qu'un peuple ait eu l'admirable courage de se débarrasser d'un autocrate pour
retomber sous la coupe de réactionnaires obscurantistes.
Souhaitons que le processus démocratique engagé aille jusqu'au bout, dans la joie et la bonne humeur, en tondant quelques économistes au passage quand même".
http://comite-de-salut-public.blogspot.com/
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