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Bonnes feuilles : les perles “de gauche” de Michel Vauzelle … ou « Peut-on battre la droite en PACA en s'alliant avec Michel Vauzelle, authentique et fier porteur des valises du patronat ?

Bonnes feuilles : les perles “de gauche” de Michel Vauzelle »…
ou
« Peut-on battre la droite en PACA en s'alliant avec Michel Vauzelle, authentique et fier porteur des valises du patronat ? »

Ci-dessous, extraits d'un document public de la Région PACA  curieusement intitulé « Vauzelle foncier » quand il s'agit des minutes de la réunion de lancement du SRDE (Schéma régional de développement économique), le 5 juillet 2005 (il a été adopté depuis en séance plénière, en juin 2006 / http://www.essenregion.org/annuaires/uploa.../SRDE_PACA.pdf). La date est importante. C'est deux mois après que Michel Vauzelle vient de se tailler une réputation d'homme de gauche intransigeant, ayant appelé à voter « non » au TCE, réputation qui, encore aujourd'hui, sert de sésame aux partisans des « majorités de gauche dans les Régions pour battre la droite sarkozyste ». Michel Vauzelle répond à Marc Reverchon, directeur général délégué de la Compagnie méridionale de navigation, président de la Fédération portuaire et maritime, qui l'a interpellé sur sa supposée « caricature des positions du Medef » dix-huit mois auparavant, lors de la campagne des élections régionales de 2004 (c'est aux pages 20 et 21 du document) :

« Dans cette période difficile et complexe, il faut écouter les chefs d’entreprise et leur dire avec respect que l’emploi et le développement de la richesse dépendent d’eux. L’époque où le patron était considéré comme un ennemi par les hommes de gauche est révolue. Nos concitoyens préfèrent voir les chefs d’entreprise et les élus bien s’entendre. Une région qui a un mauvais climat social est une région qui n’attire pas l’investissement. Il est clair que la politique sociale, la politique économique, la politique d’équipement forment un tout. Par conséquent, l’homme politique ne tient pas deux langages, l’un au peuple et l’autre aux patrons. L’homme politique est obligé d’être comme le dieu Janus à deux faces : l’une expliquant au peuple comment gérer les affaires délicates et l’autre gardant le contact avec les responsables économiques qui attendent de l’élu un langage encourageant et sincère. Il se peut que ma prise de position sur le référendum ait été mal comprise dans certains milieux économiques. Cependant, j’essaye, en tenant le même langage en direction de la population et en direction du patronat, de faire le lien entre les deux. Nous habitons la même région. Je sais que les patrons sont, tout autant que les travailleurs, attachés à la défense de notre région. Tout le monde est républicain et sert la même éthique républicaine. Ensuite, il faut voir comment faire fonctionner tout cela au quotidien.

[…]

Depuis sept ans, j’ai ouvert un bureau à Bruxelles et j’ai signé des accords de coopération, qui ont attiré l’attention de la Chambre des comptes. C’est ainsi que j’ai dû expliquer aux magistrats que je n’allais pas à Canton, à Haïfa ou à Alger pour faire du tourisme, mais pour promouvoir la région et accompagner les chefs d’entreprise qui revenaient les valises chargées de contrats. Dans un pays comme la Chine, où le politique a la mainmise sur l’économique, le fait de voir arriver en même temps l’autorité économique et l’autorité politique inspire confiance.

[…]

Dernier point, l’un d’entre vous a dénoncé le poids des réglementations dont la stupidité a été soulignée tout à l’heure et qui compliquent à l’envi la tâche des élus et des industriels. L’homme politique doit au contraire faciliter la vie du chef d’entreprise, surtout quand se rajoute la mondialisation qui, vous le savez mieux que moi, ne fait pas de cadeau. »
 
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