Partager l'article ! Sarkozy ouvre la chasse aux médias: Majorité Sarkozy ouvre la chasse aux médias Par Eric Mandonnet, Lud ...

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Par Eric Mandonnet, Ludovic Vigogne, publié le 21/10/2009 16:41 - mis à jour le 21/10/2009 17:06
AFP PHOTO / FRANCE 3 / GERAD BEDEAU
Le 15 octobre, devant les dirigeants de la majorité, Nicolas Sarkozy a fustigé "le monde politico-médiatique
Alors que le climat se dégrade, le président a donné le ton : haro sur "le système politico-médiatique" !
C'est la faute du "système". Ce 15 octobre, devant les dirigeants de la majorité, Nicolas Sarkozy, survolté, martèle le mot. Tout y passe: "A un moment, on a eu une mode Royal, on se demandait même si, avec mon physique [sic], ce ne serait pas impossible pour moi; il y a eu la mode Besancenot, la mode Bayrou qui allait tout écraser - et il est où, maintenant, Bayrou?". Le monologue dure une demi-heure.
"Le système a voulu que je retire l'an dernier la réforme du lycée, poursuit-il. Bon, là, il avait raison..." La bienveillance présidentielle ne repassera pas. "Coupable, j'ai dit coupable!" enchaîne-t-il avec de grands gestes du bras, allusion à la polémique qu'il a déclenchée pendant le procès Clearstream. "Son état de nervosité était inquiétant", note un témoin. "Delirium tremens", chuchote même un autre - que le chef de l'Etat, heureusement pour l'auteur des propos, n'entend pas.
Le président a trouvé le coupable du climat actuel, "le monde politico-médiatique", et ses partisans se sont déchaînés après que l'UMP a conservé la circonscription des Yvelines, le 18 octobre. Avec la palme de la subtilité au porte-parole du parti, Frédéric Lefebvre, pour qui "beaucoup de journalistes", "tout le monde ou presque", ont accusé le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, de "pédophilie".
La parade est classique : en période de gros temps, tout pouvoir accuse la presse. Déjà, en septembre, Nicolas Sarkozy se plaignait que son activité internationale n'ait pas suscité l'écho escompté. "Ce manque de reconnaissance l'habite", confie un ministre. Désormais, chaque déplacement du président (comme sa visite surprise à Gandrange, le 15 octobre) est suivi par une caméra du site Elysee.fr.
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