
Besancenot en compagnie de Pierre Godard à Marseille
Une liste commune avec le PS au second tour, pourquoi pas, mais sans participation à la majorité. Venu hier soutenir les candidats NPA en Paca, Olivier Besancenot a réaffirmé la volonté de son parti d'avoir des élus au sein des régions, pour jouer un rôle « de délégués du personnel ».
Le NPA, qui revendique 1 200 militants en Paca, dont la moitié dans les Bouches-du-Rhône, espère dépasser la barre des 5 % pour pouvoir négocier avec les autres listes. « On peut fusionner sur des bases démocratiques, avec un nombre d'élus proportionnel à nos voix du premier tour, estime le porte-parole national du NPA. Notre idée, c'est d'avoir une représentativité, des délégués du personnel dans la région. » Le parti anticapitaliste veut notamment contrôler « où va l'argent des subventions publiques », estimant « que les régions gouvernées par le PS n'ont pas été un rempart contre l'économie libérale ». Tout en incitant les électeurs à « envoyer une tôle » à l'UMP, le NPA en appelle à un vote « pour la gauche radicale » plutôt qu'à un « vote utile » pour la majorité sortante PS-Verts-PC. Bien que les anciens alliés partent aujourd'hui en solo, « il va y avoir inévitablement un bloc de centre-gauche entre le PS, le Modem et Europe-Ecologie », tranche Olivier Besancenot. W
F. L.
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