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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 16:49

Bonne mobilisation de l'Education nationale dans le Var.

Ci dessous, des articles de Var Matin rendant compte de la mobilisation.

 

Les enseignants font leur rentrée des clashs

 

 

Manif des profs - 14476248.jpg L'appel de l'intersyndicale CGT-FSU-Sud Educ-SGEN/CFDT-FEP/CFDT-Unsa a été entendu, hier. Après un rassemblement place de Liberté, le cortège s'est rendu à l'inspection d'académie, où une délégation a été reçue par l'inspecteur. (Photo Frank Muller)

Entre 800 et 2 500 personnes ont défilé hier à Toulon contre la suppression de 16 000 postes dans l’Éducation nationale. À noter, la participation des enseignants du privé dans le cortège

Entre 800 et 2 500 personnes ont défilé hier à Toulon contre la suppression de 16 000 postes dans l’Éducation nationale. À noter, la participation des enseignants du privé dans le cortège

L'éducation ? Grégory Bléjean en est passionné.« C'est un vrai choix, un désir profond de transmettre des connaissances, des valeurs. C'est pour cela que je suis devenu enseignant », confie-t-il. Mais, hier, au lieu de faire son travail dans son école de Plan-de-la-Tour, Grégory était en grève. Découragé. Désabusé. Démoralisé. Comme plusieurs centaines de personnes à Toulon, il a battu le pavé pour protester contre la suppression de 16 000 postes dans l'Éducation nationale (dont 140 postes dans le secondaire et 62 postes dans les écoles du Var, Ndlr).

La coupe de trop. Elle se traduit, aujourd'hui, par des situations professionnelles intenables.

Grégory en est l'exemple type. Ce Varois fait partie du Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased). « C'est notamment dans cette branche que l'on supprime des postes à tour de bras », glisse-t-il.

Résultat ? Le territoire de Grégory s'est agrandi. « Le lundi, je dois travailler le matin au Plan-de-la-Tour. L'après-midi, j'enseigne aux Issambres et je finis par la maternelle des Virgiles, à Sainte-Maxime. C'est très difficile de fonctionner comme ça. On ne peut pas travailler ainsi. » Un routier de l'éducation, qui cumule les kilomètres dans une journée pour assurer ses cours. « Nous sommes comme la confiture. Moins on est, plus on nous étale »,plaisante-t-il, un peu jaune.

Le privé rejoint le public

Suppressions de postes en pagaille, manque de reconnaissance dans l'exercice de leur métier, quasi-disparition d'une formation digne de ce nom… Les profs se sentent mal. « Nous sommes à environ 50 % de grévistes dans le public », constate Maryvonne Guigonnet, responsable de la FSU-Var. Au niveau national, le gouvernement annonce, 28,89 % de grévistes.

Signe d'un profond malaise, une grosse cinquantaine d'enseignants du privé s'est jointe au cortège sous la bannière de la FEP-CFDT et de la CFTC. Une première. Historique. « C'est le signe que même dans le privé, on ne peut pas assurer des cours de qualité avec plus de trente élèves par classe », poursuit Maryvonne Guigonnet.

« Nous souhaitons travailler dans la sérénité et le professionnalisme », explique Géraldine, enseignante dans un établissement privé, mais qui a longtemps « bossé au lycée Dumont d'Urville de Toulon ».« Aujourd'hui, j'ai l'impression de retravailler dans le public. On ne doit pas se laisser faire et se battre pour un autre projet », rajoute-t-elle. Souvent opposés, public et privé sont pour une fois réunis sous la même bannière. Celle de la contestation.


« Le privé souffre aussi »

Ils étaient là. En fin de cortège pour la plupart. Les enseignants du privé avaient annoncé leur participation aux manifestations d'hier. Ils ne se sont pas défilés. « C'est la première fois que l'on supprime des postes dans l'enseignement privé dans l'académie de Nice, explique Laurent Lelaquet, secrétaire général FEP-CFDT de la Côte d'Azur. Cette année, notre académie a perdu 5,5 postes. Cela a notamment entraîné des fermetures de classes de lycée à Toulon. C'est paradoxal car, ici, l'enseignement privé sous contrat accueille de plus en plus d'élèves. Plusieurs centaines d'inscriptions ne seront pas satisfaites cette année, faute de place. Et, comme dans le public, nos classes sont surchargées. Nous aussi, nous avons plus de trente élèves par classe ! »

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Saint-Maximin. Débrayage général à l'école J.-Moulin

 

Saint-Maximin. Débrayage général à l'école J.-Moulin_1 Hier matin, Marc Basacco - directeur de Jean-Moulin - était entouré des professeurs des écoles et parents d'élèves pour demander que cesse la casse du service public de l'Éducation nationale. Etienne Charles

On doit travailler avec des bouts de ficelle... » Constat amer de Marc Basacco. Le directeur de l'école Jean-Moulin est en première ligne, devant ses troupes, ses quinze instits plutôt, pour appeler solennellement à la fin de la casse du service public de l'Éducation nationale. Particulièrement mis à mal dans son établissement, affecté par les suppressions de postes alors même que les effectifs restent constants.

Trois cent cinquante jeunes élèves, le même nombre d'enseignants, mais plus qu'un seul AVS (auxiliaire de vie scolaire) pour assurer l'encadrement dans les deux classes d'intégration scolaire (CLIS). Une obligation légale pourtant, que de recourir à cet emploi extrascolaire, afin d'aider les professeurs des écoles à suivre le parcours d'enfants à problème. Soit dyslexiques et assimilés, soit reconnus comme handicapés. « On arrive plus à assurer notre métier », résume l'enseignante fondatrice de la CLIS DYS. Le malaise est palpable.

« Les élèves, premières victimes »

« Tout n'est fait que de saupoudrage. On tente de faire pareil qu'avant avec toujours moins... » Et qui trinque dans tout ça ? « Les élèves sont les premiers concernés ». La suppression d'un poste d'adaptation, la réduction des heures pour les contrats d'assistant éducation, obligent aujourd'hui à renoncer au créneau horaire d'enseignement de l'anglais et de disponibilité à la bibliothèque. Pour le directeur, c'est tout simplement la suppression de l'aide administrative. D'où une charge de travail exorbitante et autant de contact en moins avec élèves et enseignants. Quant au standard téléphonique ou l'accueil à l'entrée de l'école, inexistant...

e. Charles

Par NPA VAR
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